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Ecrits et Poèmes Récents sur Citations-Poemes

Le Lilas I
Rédigée par: chrissette
Le lilas



Regarder une branche se balancer dans le vent n'a l'air de rien, me direz-vous, et pourtant, ce doux balancement me laissera toujours sans voix. Les yeux écarquillés comme deux boulets de charbon, je contemple ce spectacle et soudain, le passé ressurgit. Bébé, ma mère me laissait des heures, seule dans mon berceau, sous le lilas. Je contemplais, guettais les mésanges. A travers le treillis de fleurs, le ciel pointillait mon front, de lumière et l'air frais teintait mes joues de rose, ce qui me valut longtemps le surnom de Petite Reine à croquer.

Le soleil dardait ses rayons printaniers sur mes bras dodus; je dormais profondément. Un pétale blanc vint chatouiller le bout de mon nez, puis deux, puis trois. Enfin, il finit par neiger des myriades de flocons parfumés, sur mon lit. Les branches dansaient, et moi, Chrissette, je disparaissais sous la couverture immaculée, un beau baptême au cœur du jardinet. Les merles témoins pépiaient joyeusement, un vrai chef d'œuvre de la nature !

L'arbre tortueux laissait paraître quelques lucarnes entre ses branches fleuries. Brusquement je m'échappai, agrippée aux ailes d'un oiseau noir, désertant ainsi mon berceau. Ma mère occupée qui dans la cuisine, qui à l'étage, qui sarclant la terre, accroupie derrière la petite haie de buis, ne pouvait ainsi remarquer mes escapades. Je m'envolai sans bruit.
Depuis le faîte du pigeonnier, je la vis s'éloigner, puis, chevauchant toujours mon ami l'oiseau, gagnai le haut du vignoble poétiquement nommé, le pied du Nez de Soultz. Pour ce faire moi, petite aventurière, je survolai les châtaigneraies, la clairière des bruyères.

De même, un matin d'été, je profitai de l'ouverture d'une porte donnant sur le jardin pour enfourcher mon nouveau tricycle et filer à travers les allées.. L'ombre du feuillage m'offrait son tendre abri. Il faisait chaud, très chaud. Finalement, je quittai ce refuge, poussant péniblement sur mes pédales. et brusquement, l'impensable se produisit. J'étais coincée dans un trou noir, profond.. Comment sortir de ce piège? Je me mis à hurler. Au loin les merles tournoyaient , et moi, je criai de plus belle !
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Autres actualités :
  • Un Court Moment (4/2/2010)


  • Un court moment j’avais le ciel
    Et devant moi un éternel
    Loin du tunnel
    Un arc-en-ciel

    Dans des yeux de velours
    Les reflets de l’amour
    De belles choses parmi des mots
    Et des sanglots

    Combien de temps et de visages
    Avoir la force tourner une page
    S’il me fallait lâcher ta main
    Sans regarder demain
    Aller plus loin
    Couper les ponts changer de train
    Sera gravé ce lien

    L’amour plus fort que le chagrin
    Fera battre nos cœurs
    Refleuriront toutes les fleurs
    Puisque l’on rêve d’une autre envie
    Laissons aller la vie
    L’amour sera plus fort
    Que tous les torts

    Tony
    http://www.pourvouslesfemmes.com/article-un-court-moment--44079451.html
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  • Le Bonheur De Ma Vie (3/2/2010)
  • Le bonheur de ma vie

    O ! Laissez-moi parler
    Du bonheur de ma vie !
    Je voudrais le chanter
    Et qu’il vous fasse envie.

    Quels mots vais-je prendre
    Pour pouvoir le décrire ?
    Que vous puissiez comprendre
    Ce que je vais écrire.

    Ce n’est pas par l’argent !
    Qu’il est venu vers moi
    J’avais cru un moment
    Que c’était le bon choix !

    Mais peut-on acheter
    Ce qui comble le cœur ?
    Pour qu’il soit rassasié,
    C’est par d’autres valeurs !

    Quelqu’un s’est approché,
    Avec ses mots à lui
    Et ceux-ci m’ont donné
    D’espérer aujourd’hui.

    J’ai donc alors goûté
    A des mets, de saveur !
    Des mots se sont fixés,
    Venant du donateur.

    C’était la joie, la paix,
    Le repos, la quiétude,
    Et je les conjuguais
    Par de vraies certitudes.

    Le bonheur de ma vie
    Se nomme Jésus-Christ
    Jamais il ne m’a fui !
    Même pendant mes nuits.

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  • St Valentin 2010 (2/2/2010)


  • Dans tes yeux comme la mer
    Chassant l’ennui
    Et les lueurs d’hiver
    Aller boire à ta source la force de la vie

    Prendre ton ciel
    Et faire un éternel
    Une flamme
    Dans une âme
    Bouleversant tour à tour
    Les sentiments d’amour

    Effeuiller une à une sans la marque d’un pli
    Les pages de ta vie
    Pour chasser à jamais
    Toutes les peines passées

    Illuminer ton cœur
    Des instants de candeur
    Et t’offrir chaque jour les plus beaux des câlins
    Pour vouloir sans fin l’aurore des lendemains

    Couvrir ton cœur
    D’une douce senteur
    De ses plus belles fleurs
    Qui enivrent les heures

    Oublier le chagrin
    Pour un autre chemin
    Et vouloir t’emporter
    Loin de tous les secrets
    Pour pouvoir s’aimer
    Jusqu’à l’éternité

    Tony
    http://www.pourvouslesfemmes.com/article-st-valentin-2010--42670985.html
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  • Mademoiselle C. (21/1/2010)
  • Mademoiselle C

    Mademoiselle C., petite marionnette, fait pleurer son jeune public de rire, émouvante et magique voix derrière les coulisses de l'émoi, les mains en l'air, le gant blanc qui essuie les fausses larmes, petite couturière à recoudre de fil de lin ou de soie, les madras et boutons des vestons, petite lingère les mains entre les draps, à repasser les faux plis d'hier, et parfumer les nouvelles taies au lotus et au cédrat.

    Petite cuisinière prépare de bons petits plats, des tartes, des pains d'épices, des recettes exquises d'autrefois, et depuis peu des pains frais, qui donnent à ses matins, la couleur de l'aube en fête.

    Petite ménagère époussette son passé, les meubles de bois, la vitrine des puces, son plumeau de rêve, elle l'agite du bras droit. Elle lustre le parquet, elle danse comme une poupée à remonter, elle fait des ronds dans son salon, le sol brille comme un miroir, la passion sent bon la cire, elle patine sa vie, offre à sa peau un merveilleux glacis, le secret de la finition? De doux baisers et de vraies émotions, enfermées dans une boite métallique, à chaque caresse du chiffon, leurs coeurs se gonflent comme un soufflet d'accordéon.

    Devant le castelet en bois, la joie tambourine entre les mains des spectateurs. Dans leurs prunelles, l'innocence pétille. Mademoiselle C. a recueilli dans les poches de son tablier, quelques papiers froissés, un bracelet de larmes, petits riens qui frissonnent au bout de ses do...
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