Laissez-moi déposer ma langue sur vos lèvres, Pour faire naître une danse de baisers mièvres. Mes mains sillonneront des terres ensoleillées, Alors, vous céderez à mes caresses très éveillées.
Ébloui par la chapelle ardente de mes yeux, Vous découvrez avec retenue les monts pieux. Vos prières imploreront l'eau à la fontaine sacrée, Vous y boirez des mots bleus, des mots nacrés.
Nos envies se dévoileront, nos corps s'embraseront, Pour nous enlacer et vivre un moment d'extase. Sensualité, plaisir et volupté jusqu'à outrance, Mon amant, errons sur le chemin de la jouissance.
Aimer Paris ne suffit pas pour être aimée Par coeur les stations de métro, me suis trompée. Dans un couloir froid j'ai mendié ta main hélas Tes baisers sucrés éparpillés sur la place.
Je me revois arpentant au bas de ta rue Le marchand de fruits me sourit, il n'a rien vu. Le coeur serré, les poches vides, le pas lourd Relu cent fois Le petit futé de l'amour.
Paris des lumières, j'ai passé ton tunnel Au-dessus des toits j'ai cru voir un arc-en-ciel. Le soleil a dessiné un nouveau regard Loin de St-Germain et de la rue aux miroirs.
Sur le Pont des Arts, ma silhouette s'éloigne La Seine gémit des accents de cocagne J'ai cru voir dans les étincelles de la Tour Dans tes yeux tant de feux briller pour moi toujours.
T'aimer ne suffit pas pour aimer ton Paris, Pourtant j'y ai cru à y faire germer la vie, L'île de Saint-Louis au printemps, m'avais-tu dit, Je rêve, je m'endors sur un banc sous la pluie,
Le vent souffle, c’est l’hiver, jeune femme Je veux te faire savoir que j'ai lu ton poème Tes mots ont eu force grâce à ta sincérité Ton amour, ton dévouement et ta liberté Le vent souffle encore dans mon cœur brisé J'ai lu ton poème avec mes yeux et je l’ai mémorisé
Jeune dame tu n'es plus pour moi une inconnue Je te réponds pour te dire mon cœur n'est plus nu Tu as laissé des empreintes sur le sable du temps Je te suis puisque l'amour est le fou du temps J'entame mes premiers pas par cette réponse Je veux profiter du moment avec silence Ton cœur mérite paix, joie et cajoles C'est le moment, l’autre n'est plus, j’ouvre les voiles
Le présent est la piste désignée à tout nouveau départ Naviguant vers le soleil loin du désempare On regardera dans la même la direction Là où brille la dernière étoile au plus loin Là bas au bout du paysage bâti sur une colline Là bas où on aura comme par amour Aline Un amour noble, douce façonné à notre image Jours après jours sur les numéros de nos pages Le vent souffle, c’est l'hiver, t’es mon blouson de froid