Monfissa. * - Poèmes Tristes, mélancoliques - Poemes poésie et Dictons
                   

Poèmes et Poésie

Qui est en ligne

7 utilisateur(s) en ligne (dont 6 sur Poemes poésie et Dictons)

Membre(s): 0
Invité(s): 7

plus...
Poèmes Tristes, mélancoliques : Monfissa. *
Posté par mocine le 18/7/2008 12:43:47 (139 lectures) Tous les Poèmes de ce Poète
        Poèmes Tristes, mélancoliques



Je me sens abandonné et les larmes me viennent
Chaque fois que je repense à cette tante mienne.

Dans sa retenue et sous son calme apparent
On sentait combien elle réclamait ses parents.
Alors, par un beau jour bercé par la brise printanière,
Ma tante décida de rompre avec sa vie casanière.
Ne s’embarrassant d’aucun inutile bagage,
Elle s’en alla pour ce long et difficile voyage.

Cela s’était produit après l’Aïd de l’année dernière.
C’est ainsi que ma tante n’est pas prisonnière.
Elle n’est pas en cellule sous une masse de terre
Car elle n’est pas de ces pauvres humains qu’on enterre ;
Loin d’elle idée de la mort et son cortège qui épouvante.
Bien sûr . . . Bien sûr qu’elle est toujours vivante :

Elle est partie prendre ses quartiers de vie éternelle
Dans ce lointain inconnu où il ne pleut jamais
Et où les heures s’écoulent parfumées à la cannelle.
Là-bas, les champs de blé se confondent avec l’horizon enflammé
Lorsqu’après avoir régner, le soleil cède sa place au crépuscule,
Sans s’être rendu coupable ni de brûlure ni de canicule.
Là-bas, le lait et le miel coulent dans des rivières enchantées,
Dans un paysage où les fleurs et les plantes font sensation
Lorsqu’elles dégagent leurs multiples et exquises exhalations.
Quant à l’eau, elle arrive par des cascades qui ne cessent de chanter.

Elle s’appelait Nefissa ; elle était bonne et je l’aimais.
En me souriant, et de sa douce voix elle m’affirmait
Que la vie sur cette terre n’était que le passage obligatoire
Pour aller vivre en enfer ou au paradis, selon son comportement.
Pour moi, il n’y avait rien de prosélytique ni d’ostentatoire.
A l’époque, j’écoutais ma tante et j’y croyais fortement.




Fin.
Mahdaoui Abderraouf.
Le 11 Mars 2008.



* Contraction de maman et Nefissa.






Autres Poèmes et Ecrits
3/4/2010 15:50:59 - Tristesse et solitude
12/10/2009 15:59:23 - pleurer
1/9/2009 14:06:09 - Mon frère
22/8/2009 14:23:46 - la lune
4/8/2009 18:42:31 - Deux complaintes de femmes.

Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation

Connexion

Pseudo : 

Mot de passe : 


INSCRIVEZ-VOUS!
Mot de passe perdu?

Poemes et Poésie

Monfissa. * - Poèmes Tristes, mélancoliques - Poemes poésie et Dictons