 Toutes les mêmes. La catin veut me sentir en elle. Moi, je ne cherche pas querelle. Je veux bien rester au chaud, Prisonnier de son anneau. Je laisserais mes mains Sur ses hanches satinées Jusqu’au lendemain, Mais on n’a que la matinée. Je dois la retourner Si je veux l’embroquer. Je dois la câliner Pour ne pas la manquer. J’ai la gaule et je suis prêt A la fourrer illico. Mon gland n’est pas propret Mais j’ai envie d’abricot Et tout son corps dit oui. Alors je prends appui Sur mes bras et l’enfourche. Elle est cuisses écartées Et sa seconde bouche Attend, survoltée. Dans ses yeux révulsés, je peux lire : «Viens . . . Maintenant . . . Viens ! » Ces quelques mots l’embellirent. Quand à ses bras tendus vers les miens Ils semblent vouloir dire : « Elle veut que tu la baises bien. » Alors, le macho, un brin épicurien Ne faisant rien pour réfréner son désir, Senti qu’il touchait au but. Sans plus attendre, il fut sur la pute Pour des caresses incessantes ; Pour des mots galants ; Pour des préliminaires affolants ; Pour des joutes harassantes. Je suis au paroxysme. Marre du laxisme. C’est le moment de l’estocade ; De la grande cavalcade. Je la pénètre enfin. Je suis en elle. C’est bon, chaud et divin. Je suis dans la citadelle ; Je me sens bien Et dés les premiers vas et viens Une symbiose s’installe. Une symbiose qui n’a d’égal Que le contact charnel. Elle devient presque maternelle Et moi qui la croyais imprenable ! Alors je deviens intenable. Elle, en haletant comme une chienne, Elle me répète : « Continue . . . ! Continue !. . . Comme si j’attendais qu’elle intervienne, Pour maintenir ma navette discontinue. La courtisane a beau m’étreindre, Je rentre et je sors Et je re rentre et je ressort. Le feu ne semblant pas s’éteindre, Elle s’affole et m’emprisonne Avec ses jambes soyeuses. Tantôt elle est mante religieuse ; Tantôt elle gémit et s’abandonne ; Tantôt elle est prise de soubresauts ; Tantôt elle me plaque contre ses seins Et me garde en elle à dessein. Moi, je continue dans mes assauts Pour conserver une bonne érection Parce que ce délicieux milieu Exerce sur moi une véritable attraction. Il est confortable, chaud, moelleux Et je m’y sens très bien. Je sais . . . Tout cela est dans ma tête, D’où ma continuelle quête. Je vous choque et j’en conviens. Mais qu’y pouvons-nous pauvres hommes Eternels séducteurs que nous sommes ? Elles sont toutes toujours Capables de donner tant d’amour . . . Elles sont tellement appétissantes Avec leurs lèvres charnues ! Tellement attendrissantes Avec leurs mines d’ingénues Que je voudrais faire l’amour A chacune d’elles, Toute la nuit et jusqu'au petit jour. Qu’elles soient madame ou mademoiselle ! Qu’elles soient brunes ou blondes ! Qu’elles soient élancées ou rondes ! . . . Elles sont toutes tellement séduisantes ! Tellement attisantes ! Tellement bandantes ! Tellement troublantes ! Tellement incoercibles ! Et pour finir, tellement . . . Tellement inaccessibles !!!
Fin. Mahdaoui Abderraouf. Le 31 Décembre 2003. |